AM-STER-DAM

27 février 2015
  • Papa et maman vont à Amsterdam ce week-end, et toi tu reste avec tata Margaux, d’accord?

  • A Adadam!!!

  • Non mon amour à AM-STER-DAM

  • AMEDERDAMMMM

  • Oui, mon bébé, c’est presque ça!

Bref, nous sommes partis un week end à Amsterdam – le caractère imprononçable de cette ville pour un lutin de 21 mois devait sans doute être pour elle synonyme de contrée lointaine …

Nous sommes donc partis un petit week-end, à deux, en amoureux, afin de nous ressourcer un peu, sans les bibous. Oui, c’est pas parce qu’on adore ses enfants qu’on est pas contents de les quitter un peu… parfois… Parce qu’un couple, il faut aussi le faire vivre. Et chez nous c’est pas tous les jours faciles. Entre le cododo qui tend à s’éterniser avec Sasha, notre grand G. qui vit des moments difficiles avec sa maman et nous demande beaucoup d’attention, les bagarres juridiques round 1, la crise d’ado de l’aînée, les bagarres juridiques round 2… Dans le contexte, exister à deux, rester amants, enfin s’aimer quoi, se regarder, se parler, vivre ensemble sans se croiser, tout ceci perd brutalement son évidente simplicité dans une famille aussi recomposée que la notre (piqûre de rappel: 3 enfants, 3 mamans, pigé?)

Le hic c’est que nous sommes partis au mauvais moment – et qu’on était pas tellement d’humeur cheesy. C’était juste après Charlie Hebdo. Juste au moment de la prise d’otage de la porte de Vincennes et des deux assauts. On était bouleversés, stressés, hypnotisés. En tant que philosophes – de nombreux amis connaissent des gens qui, etc. ; en tant que journalistes du dimanche – pour moi qui travaille de temps en temps avec Philosophie Magazine (le dessinateur Jul qui en égaye les pages était un ancien de Charlie) ; en tant que juif ; en tant que citoyens tout court qui enrageaient de ne pas être là, de ne pas marcher avec les autres.  En tant que maman aussi, je culpabilisais d’avoir laissé ma fille, de ne pas être là, comme je culpabilisais d’avoir laissé Paris. On avait juste envie de regarder BFM tv en boucle, bouche bée, sans rien dire.

Oui, ce n’était pas exactement le moment idéal pour partir et lâcher prise. Mais bon, on avait pas le choix, il fallait profiter de ce bel hôtel, de cette ville géniale, d’être deux. Ce ne fut pas notre meilleur week end, ce ne furent pas d’étincelantes retrouvailles – nous étions un peu chafouins. Mais nous étions tous les deux. Nous avons marché, parlé, fumé (!), mangé et bu, rien que tous les deux. Nous avions nos bras, nous étions là, ensemble, et ça c’était déjà quelque chose. Voilà, c’est moi qui suis cheesy, maintenant.

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Nous avons résidé à l’hôtel V Nesplein, un mélange d’art déco, de vintage et de design scandinave très réussi. Du velours, du vert bouteille, du jaune moutarde, du cuir, de beaux tapis, des matériaux nobles… Le V Nesplein possède aussi un superbe et délicieux restaurant, le Lobby, où l’on vous sert un petit déjeuner du tonnerre (bon plan: prépayer le petit déjeuner au moment de la réservation, beaucoup moins cher que sur place, pour les mêmes prestations!). Ambiance barbe, total look jean et bonnet.

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Je suis restée des heures dans le concept store Droog. Malheureusement, ma valise était trop petite. Un endroit fa-bu-leux.

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Mes adresses:

Un hôtel design de folie : V Nesplein

Un coffee shop comme un salon de thé : Dutch Flowers (Singel 387, 1012 WN Amsterdam)

Un concept store où l’on voudrait tout acheter :  Droog

Un rijsttafel délicieux au marché aux fleurs : Sampurna

Un cookie au chocolat, coeur de chocolat blanc, à tomber : Van Stapele Koekmakerij (Heisteeg 4, 1012 WC Amsterdam)

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1 Comment

  • Reply Lili Tire-Bouton 27 février 2015 at 20 h 38 min

    Très jolies photos… pas évidente cette période pour se retrouver, effectivement…

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