Apprendre le sommeil… Le cododo, c’est grave?

19 juin 2015

Le sommeil, ça s’apprend? Nous dormons sans y penser, comme nous respirons, digérons, marchons. Nous dormons avec évidence et simplicité. C’est quand ça grince côté endormissement qu’on se rend compte que ce n’est pas si simple que ça de dormir. Quand? à quelle heure? où? seul ou accompagné? avec ou sans lumière? lit ou futon? matelas dur, moelleux ou dynamique? Nous avons tous des besoins différents en matière de sommeil, des rituels bien à nous, des phobies aussi.

Pour les enfants, les bébés, les nouveaux-nés, idem, ça n’est pas plus facile… Le sommeil, est un besoin mais appartient à chacun d’eux. Reste à trouver ce qui leur / nous convient.

Avec Sasha le sommeil c’est toute une histoire. Mais pas forcément comme tout parent l’entendrait. En fait ma belle et moi sommes un peu des ovni du dodo, des détraquées du roupillon.

 

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Nous sommes adeptes d’une pratique qui, bien qu’elle commence à faire quelques émules, n’a pas très bonne presse … Nous dormons ensemble. Je le dis sans honte et sans complexe, persuadée qu’il s’agit de la formule qui, jusqu’à présent, convenait le mieux à notre petite meute. Mais… je suis aussi habituée aux jugements et aux regards de travers.

Vous dormez avec elle? (Horreur et stupéfaction dans le regard de l’interlocutrice)  Ah, c’est le début de la fin ça... (Et voilà, vous vous imaginez déjà avec une grande nigaude de 18 ans incapable de lacer ses Air max et de prendre le métro…)

Mais le cododo c’est dangereux, t’as pas peur de l’écraser? de l’étouffer?

Elle va devenir hyper dépendante de toi, tu la couves trop, faudrait couper le cordon!!!

Et ton couple, t’y as pensé à ton couple?

Faire dormir un enfant avec soi, dans son lit, franchement, c’est limite incestueux, tu trouves pas?

Comme tout parent faisant son coming out du cocodo, hésitant, timide, sachant bien ce qu’il est sur le point de déclencher en matière de commentaires plus ou moins agressifs, j’ai entendu tout et n’importe quoi, je me suis justifiée, expliquée. J’ai parfois douté, j’ai parfois eu honte. J’ai souvent été blessée, je me suis souvent sentie seule, incomprise. J’ai trouvé du réconfort dans une certaine littérature, notamment celle de la Leche League – on s’en serait douté! J’ai lu, des rapports, des recommandations de l’OMS, des études épidémiologiques, etc. J’ai lu la littérature adverse, celle qui vous enseigne à laisser pleurer vos enfants pendant des heures pour qu’ils quittent votre lit. Pas pour moi. Et quand j’ai découvert que ma pédiatre à moi, de quand j’étais petite, la géniale Edwige Antier, la star de ma mère, défendait elle-même le cododo dans un livre, tout de suite je me suis sentie moins coupable…

Le cododo? pourquoi? comment? quels avantages? comment ça marche?

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Pourquoi le cododo

C’est amusant, car avant sa naissance, je ne m’en posais pas tellement, moi, des questions sur le sommeil. Evidemment qu’elle dormirait dans sa chambre, et dans son joli berceau, et je ne voyais même pas très bien pourquoi le fait que sa chambre soit à l’autre bout de l’appartement pouvait poser problème… Il va sans dire que lorsqu’elle est née, Sasha m’a douchée comme il se doit, de ce pouvoir qu’ont les nouveaux-nés de vous en imposer, de vous signifier que non ce ne sont pas des poupées de chiffon, pas des chiffe-molles non plus, mais bien des êtres humains, avec des personnalités bien trempées… comme nous quoi.

Le cododo, je ne l’ai pas choisi, je n’y ai pas réfléchi, je l’ai pratiqué sans idéologie. Il m’est tombé dessus comme une évidence, sans même que je m’en rende compte. Il s’est imposé, point. Je me souviens encore du premier matin où je me suis réveillée avec ma douce sur moi, bouche écrasée contre mon sein. A la fois étonnée de ma découverte – j’avais dormi – et rouge de honte – j’avais dormi avec mon bébé! – mais étais-je folle, inconsciente?? avais-je vraiment envie de partager mon lit, haut lieu de mon intimité, avec mon enfant??? (je remercie au passage les nombreux psychanalystes pour leurs critiques accablantes – et ô combien culpabilisantes – sur le caractère incestueux du cododo, même avec un nouveau-né… et j’imagine que les 2/3 de la planète qui cododote avec sa marmaille serait ravie d’apprendre qu’elle se vautre naïvement dans l’inceste le plus primaire…)

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Avantages du cododo

Bref, j’avais dormi avec mon petit, sans le faire exprès, et cela s’était révélé plutôt pratique. Jusqu’à ce que ma sage-femme m’en donne la bénédiction, j’hésitais, un peu coupable, à faire de l’accident une habitude. Quand elle m’a donné le feu vert, je me suis laissée faire, et je me suis littéralement… prélassée dans le cododo…! Quel bonheur! J’adorais ça. Et que c’était pratique! Cela tombait bien, car les hormones produites lors de l’allaitement bercent et la mère et l’enfant (quelle maman ne s’est pas sentie groggy, comme après un shoot de mélatonine, en allaitant?) – quoi de plus naturel alors que de s’assoupir ensemble, l’une contre l’autre, et sans culpabilité?

 

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(Et même les papas y ont droit…)

 

Nous avons donc dormi ensemble, Sasha, son papa et moi, et ça a continué, et continué. Et ça continue… D’abord pour l’allaitement, puis, une fois l’allaitement terminé, parce que nous préférions dormir plutôt que nous lever 4, 5, 6, 7 fois la nuit, et rester réveillés parfois plus de deux heures. Dans notre synergie à nous, dans notre dynamique de couple et de famille, nous préférions le cododo au reste. Nous nous en accommodions bien, et si certains se posaient, à tout hasard, la question de la possibilité d’entretenir une authentique vie de couple dans ces conditions, je répondrais que ça roulait, de ce côté là aussi. Question d’inventivité.

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On a tout essayé

Ce n’est pas comme si on forçait notre fille à dormir avec nous… (je vous vois venir!)

Récap en images de la literie de mademoiselle:

1- Le joli berceau (naïvement placé dans sa chambre…)

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2- La chancelière Phil & Teds : dans le berceau, dans le lit…

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3- Le berceau de voyage Phil & Teds

4- Le lit parapluie Nuna avec son berceau pour ne pas trop se pencher en posant bébé dedans… à côté de notre lit

5- Le lit à barreaux dans sa chambre…

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6- … Retour dans notre lit

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7- Le lit sans les barreaux… 

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8- Retour dans notre lit

9- Attention les yeux!! Le lit gonflable de la princesse Sofia… (oui, je suis prête à tout!!!!)865198-401sof__9_

Voilà c’est amusant de voir le nombre de lits que nous avons achetés et qui jusqu’à présent n’ont presque jamais servi…

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Manuel d’autodéfense du cododoteur

J’ai découvert, à l’occasion des pleurs de mon enfant et de l’épineux sujet de son sommeil, que rien n’est plus sujet à polémique que la manière dont les parents choisissent de s’occuper de leur progéniture. Allaitement au sein vs. biberon, porte bébé vs. écharpe, cododo vs. berceau, petit pot vs. purée maison, Montessori ou pas, etc. et pour toujours… Chacun fait comme il l’entend, chacun se débrouille comme il peut avec les besoins de son enfant et les siens, et je trouve ces ingérences au mieux indiscrètes, au pire exécrables.

Notre fille pleurait beaucoup et dormait peu. Un vrai petit zombie. Elle luttait contre le sommeil, détestait la poussette, le berceau, et la position allongée. La voiture la rendait folle. L’endormir relevait de l’exploit, ou plutôt de la capitulation. Elle dormait quand elle renonçait, point barre. Il y a des bébés dormeurs, il y a des bébés qui aiment la poussette, d’autres la voiture. Certains kiffent le métro. Il y a des bébés qui se marrent beaucoup, d’autres qui ont les yeux fermés, des bébés qui sont intolérants au lactose, des qui marchent à 6 mois. Bref LE bébé ça n’existe pas. Il n’y a que des bébés, et tous sont différents, chacun est unique. Chacun est un monde, avec sa langue et sa chorégraphie, bien à lui. Il nous faut nous adapter, évoluer le mieux possible dans ce nouveau monde, aider l’Ewok à s’acclimater à notre planète aussi. Dans ce dialogue, ce va-et-vient constant entre lui et nous, on cherche, on tâtonne, on fait ce qu’on peut. J’ai des copines qui laissent pleurer, des qui se lèvent toutes les deux heures, des qui cododotent. Ca dépend de nous, de notre enfant, de la relation qui s’organise entre lui et nous. Moi, j’ai essayé les méthodes dures (Ferber et autres) – parce qu’on m’avait convaincue qu’il le fallait, que c’était la clé de l’autonomie, etc.- mais je n’ai jamais réussi à laisser pleurer ma fille. C’est physique, je n’y arrive pas. Mais je ne supporte pas non plus de ne pas dormir, et j’ai vraiment horreur de me lever la nuit. Alors je cododote. Ce n’est certes pas idéal, ce n’est pas le mieux absolu, mais c’est un mieux relatif. Ce n’est pas l’idéal évidemment depuis que la petite crevette de 3 kilos en fait 12 et mesure presque 1 mètre. Nous commençons clairement à ressentir les limites de notre literie…

Réponses toutes faites: 

1. Le cododo c’est agréable;

2. Le codon c’est reposant;

3. Le cododo c’est pratique pour l’allaitement;

4. Le cododo est pratiqué en Afrique, en Asie, au Japon, en Amérique… Le berceau est une grande invention du 18e siècle, et sa sanctification très française;

5. L’argument de mauvaise foi: le cododo c’est économique !

 

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Arrêter le cododo? 

Nous allons devoir apprendre à notre enfant à dormir seule. Qu’elle trouve son sommeil à elle, son territoire nocturne, rassurant, bienveillant, indépendamment de nos bras et de ma joue qu’elle caresse la nuit. Autonomie… Je crois que l’autonomie s’acquiert dans la certitude de la sécurité et de l’amour de ses parents, et non dans les marathons de pleurs. Sasha fait déjà de grands progrès dans cette direction, et réclame de plus en plus son espace de repos à elle. Dégourdie, bavarde, sociable, coquine, coquette, divette, Sasha n’en manque pas d’autonomie, elle en a même à revendre de l’autonomie. Le dodo, est pour l’instant son territoire régressif, mais il rétrécit tout doucement.

Je ne suis pas une militante du cododo, pas plus que de l’allaitement au sein. J’ai allaité parce que j’en avais envie, depuis toujours. C’était un désir profond, sincère, et j’ai adoré cela. Je n’ai toujours pas trouvé de meilleure justification à l’allaitement que le plaisir réciproque que nous avons eu, peau à peau. En revanche j’ai dormi avec mon enfant sans arrière pensée, sans planification, parce qu’elle avait besoin de notre présence, et parce que nous avions besoin de dormir.  Sans idéologie non plus que celle de notre confort et de ce nous pouvions faire pour la (ré)conforter, elle. Si Sasha avait préféré la quiétude et la tranquillité de son lit à la chaleur de mes bras je ne l’aurais pas retenue de force contre moi.

 

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Les 5 règles d’or du cododo 

  1. Il vaut mieux pratiquer le cododo quand on allaite son enfant. Les hormones de l’allaitement nous tenant dans un sommeil léger nous restons attentives aux mouvements de notre enfant même endormie.

  2. Le nouveau-né à côté de sa mère, pas de son père!

  3. Pas de couette ni d’oreiller sur ou à côté de l’enfant…

  4. On ne fume pas dans la chambre!!!

  5. On ne boit d’alcool pas avant de dormir!

 

Des livres pour se décomplexer

Partager le sommeil de son enfant, Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau

 

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11 Comments

  • Reply Le Rire des Anges 18 juin 2015 at 18 h 07 min

    j’adore ton article!! C’est tout nous! 😉 par contre Fripouille ne montre pas de signe de besoin d’espace de repos à lui! On a même pensé à prendre un lit plus grand!! 🙂 mais soyons raisonnable il faudra bien qu il dorme dans son lit … Un jour! 😉 quel âge a t elle ta puce?

    • Reply Cecilia 18 juin 2015 at 18 h 21 min

      Merci!! Tu me fais rire, nous aussi on a pensé investir, mais… La mienne va avoir deux ans! 😉

  • Reply Rose comme trois pommes 18 juin 2015 at 20 h 04 min

    Splendide ce lit gonflable Princesse Sofia ! Non mais jusqu’où allons nous pour nos enfants ?! 😉

    Rose n’a jamais dormi dans notre lit, à vrai dire j’ai essayé deux ou trois fois, pour la calmer, mais elle joue, nous attrape le nez…
    Enfin voilà, donc je n’ai pas de conseils, mon commentaire ne sert à rien 😉
    Si ce n’est que j’ai tendance à penser que peut être Sasha aura envie d’elle même d’avoir sa chambre et son espace pour la nuit, mais quand ? Elle a l’air d’en prendre le chemin, et vous de la laisser le parcourir tranquillement. Idéal quoi !

    • Reply Cecilia 18 juin 2015 at 20 h 21 min

      Il est beau, hein! C’est Sasha qui l’a choisi, bien sûr 😉 Sans rire, elle adore ce truc! (Mais elle refuse de dormir dedans…) Elle parcourt son chemin tranquillement, c’est clair… Pas pressée la demoiselle! J’espère m’en débarrasser d’ici ses 15 ans 😉

  • Reply Lili et ses filles 19 juin 2015 at 0 h 51 min

    Coucou, je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis sur le cododo, avec ma numéro 2, on a « cododoté » sans y penser, sans réfléchir, elle en avait besoin, et moi j’avais besoin de dormir aussi. Elle va avoir deux ans et, à son rythme, elle apprend progressivement à dormir seule. Ici, le déclic et la fin des nuits pourris avec des tas de réveil, ça a été d’enlever les barreaux du petit lit. Alors qu’on pensait que ça allait la rassurer, se savoir libre l’a beaucoup rassuré. Aujourd’hui, à 22 mois, elle a toujours besoin de nous pour s’endormir (mais dans son lit), on câline jusqu’à ce qu’elle s’endorme, mais elle passe la nuit dans son lit (youpi ^^). Avec sa grande soeur, on a un peu pratiqué le cododo, mais comme le commentaire précédent, dès qu’elle est avec nous, elle joue, elle me chatouille, elle se cache sous les couvertures, bref, elle ne dort bien que dans son lit ! S’écouter et écouter ses enfants, c’est LA bonne solution 🙂 Et au passage, sa chambre est très jolie !

    • Reply Cecilia 19 juin 2015 at 9 h 29 min

      Merci pour ton mot!! Malheureusement les barreaux ça n’a pas fonctionné pour Sasha 😉 je la sens proche, mais j’ai l’impression qu’il lui manque encore un tout petit je ne sais quoi pour accepter de dormir seule dans son lit. Mais je lui fais confiance! Et merci pour sa chambre!!! 😉

  • Reply Céline 19 juin 2015 at 10 h 19 min

    Nous aussi nous avons cododoté, mais seulement les trois premiers mois.
    Les premières nuits ont été difficiles pour le papa et pour moi, nous étions devenus somnambules et nous faisions des cauchemars. Nous nous réveillons la nuit en criant : « Eh ! La petite est où ? Je l’ai écrasée ?? », quand j’ouvrais les yeux, je voyais mon compagnon qui berçait un oreiller, ou un morceau de couette. Moi je cherchais partout ma fille dans la couverture. On nous avait tellement dit durant ma grossesse qu’il fallait faire attention aux couvertures, aux draps, aux oreilles, à notre propre poids…
    Ma petite loutre dormait tranquillement dans un berceau que nous avions fabriqué tout exprès pour faire une extension à notre lit. Ca nous paraissait être le bon compromis : non, elle dort pas avec nous, elle dort dans son berceau, vous voyez bien ! C’était super !

    • Reply Cecilia 19 juin 2015 at 10 h 47 min

      Wouah! C’est drôle moi je n’ai jamais eu peur de l’écraser;-) Comme quoi, nous sommes tous, nous et nos enfants, tellement différents! La notre n’a jamais aimé le berceau à côté du lit… Et je ne connaissais pas le fameux berceau cododo à l’époque! Ta solution m’a l’air parfaite 😉

  • Reply Carolina 19 juin 2015 at 21 h 25 min

    Merci pour ton article! Autant pour ma fille et sûrement parce que j’étais célibataire, je me suis même pas posée la question et j’ai pratiqué le cododo, autant avec notre futur bébé, je ne pense pas le faire.
    C’est peut être bête, mais j’ai pas envie de partager mon lit conjugale avec le bébé…
    Après, avec ma fille ça a été très très difficile de la faire dormir seule donc j’ai pas forcément une très bonne expérience…
    Bref, pour l’instant je suis plutôt pas partante mais bon, comme toujours, il ne faut jamais dire jamais qd il s’agit d’être parent, on devra s’adapter s’il faut !

  • Reply Aude 22 juin 2015 at 16 h 04 min

    Bonjour,
    J’aime beaucoup ton blog, c’est idiot à dire, mais on s’y sent bien ! 🙂 Il est doux, dynamique et bienveillant … Bref j’aime beaucoup venir ici !
    Cet article me plait, pourtant je n’ai pas encore d’enfant et je ne suis pas vraiment motivée par le cododo, mais comme tu l’expliques, je pense que c’est avant tout quelque chose qui se fait en douceur, selon l’enfant, les parents et les besoins de chacun. Je trouve qu’il est primordial de respecter les décisions de ses pairs et de ne pas essayer sans cesse de ce mettre à la place de l’autre, chacun fait comme il peut avant tout. Et oui dans de nombreuses régions du globe on dort tous ensemble !
    Merci pour cet article avec de magnifiques photos !

    • Reply Cecilia 25 juin 2015 at 11 h 03 min

      Bonjour Aude! Merci beaucoup pour ton mot, ça me touche! Je suis ravie de t’accueillir sur le blog et j’espère t’y retrouver souvent alors 😉
      En ce qui concerne le cododo, oui, c’est effectivement en fonction des besoins de chacun! Quelques jours avant l’arrivée de ma fille je n’aurais jamais pensé que nous en serions adeptes!
      A bientôt 😉

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