Ce qu’être belle-mère m’a appris sur la maternité

13 octobre 2015

Etre belle-mère, ou marâtre, ou « moche-mère », n’est pas une sinécure. C’est une épreuve, et un sacré travail. De l’abnégation, de la délicatesse, de la patience – pour un résultat toujours fragile, et balbutiant. Si vous êtes belle-mère vous-mêmes, vous le savez bien: des mois, des centaines de sourires, des milliers de mots et de gestes affectueux pour tisser ce lien si ténu et qui peut se briser pour un presque rien. En ce qui me concerne, être belle-mère à plein temps m’a poussée dans mes retranchements. Comme un obstacle devant lequel je ne pouvais pas reculer, un rôle face auquel je ne pouvais pas me débiner. Il m’a bien fallu un moment accepter de retrousser les manches, et de plonger tête la première. Impossible de tourner indéfiniment autour du pot, de se désolidariser de soi et de sa famille, de vivre en intruse dans sa maison.

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De cette épreuve qui n’en finit pas, de ce défi sans cesse renouvelé, de ce pari jamais complètement gagné, j’ai appris et suis sortie – je crois – plus forte. Car si être belle-mère m’a demandé et me demande beaucoup, si parfois j’ai l’impression que ce rôle m’aspire la moelle, j’ai aussi gagné. J’ai trouvé ma famille et l’ai construite patiemment. J’ai trouvé cet enfant que j’ai accueilli avec son père et qui est désormais ma vie. Mais surtout être belle-mère m’a aidée à devenir une meilleure mère. Meilleure sans doute que je ne l’aurais été sans cet enfant avec lequel j’ai tant appris.

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gary sasha legendre

Pourquoi cela? Parce qu’étant confrontée au paradoxe de la belle-mère – faire la mère sans l’être – j’ai été confrontée au paradoxe du bel-enfant – s’en occuper comme de son enfant sans qu’il le soit, jamais. Irréductiblement enfant d’une autre, le bel-enfant se tient face à vous comme une personne. Bien sûr, tout enfant est une personne, ma fille est une personne, je le sais et le savais bien avant de devenir belle-mère et mère. Mais je l’ai mieux compris, dans ma tête et dans ma chair, avec mon bel-enfant, précisément parce qu’il n’est pas « mon » enfant. Impossible de se l’approprier, impossible de se projeter en lui, impossible de projeter sur lui des parts de moi. Non le bel enfant est autre, indéniablement. Il ne me ressemble pas, je n’ai pas connu ses premières heures, je ne l’ai pas porté, je ne me souviens pas l’odeur du lait au coin de sa bouche. Je ne peux pas compter sur cet attachement primitif et animal pour l’aimer. Et pourtant, dans notre relation il y a bien quelque chose de très maternel qui nous lie. Alors nous cheminons, nous avançons à tâtons, nous inventons une relation inédite faite d’attachement et de liberté.

Il est une personne. Retomber sur cette évidence a complètement bouleversé ma maternité. Mon nouveau-né, si dépendant, si petit, était déjà vraiment une personne. Elle n’était pas modulable ou malléable. Elle était là, elle se tenait là en face de moi, avec ses besoins et sa manière bien à elle de vouloir les combler. Elle avait sa façon si précise de boire et de dormir collée contre ma peau. Sa façon bien à elle de me dévisager de ses petits yeux plissés. Elle avait déjà ce petit geste  de me caresser la joue pour s’endormir. Ma fille, comme tout enfant, était unique, et c’était une chose qu’il me fallait désormais accueillir avec respect. Protéger et développer, contenir et faire grandir cette petite personne, c’était mon rôle de mère. J’ai tout réexaminé de mes préjugés, je me suis débarrassée de mes idées sur l’éducation. J’ai troqué tout cela contre mon instinct et un seul principe, le respect de son individualité. Elle tétait souvent et peu, comme d’autres fractionnent leurs repas. Elle avait besoin de peau pour s’endormir, comme d’autres ont besoin de quelqu’un pour réchauffer leur lit. J’ai essayé d’opposer parfois ma volonté ou celle des autres à la sienne, et j’ai vite compris que personne ne sortait gagnant de ces conflits. J’ai fait comme nous le sentions, et comme cela nous arrangeait. Et je suis rassurée et confortée de voir la petite fille qui s’esquisse sous nos yeux. Elle n’est pas tyrannique, ni dépendante mais plutôt douce, sociable, drôle, sûr d’elle. Elle explore le monde à son rythme, à sa manière. Elle n’est pas encore propre, et alors? Elle dort encore dans notre lit, mais apprend l’autonomie ailleurs, et autrement. Elle parle parfaitement, compte et chante ses chansons préférées en français et en anglais. Ses gestes sont délicats et eprécis, elle veut les réaliser comme une grande. Elle m’a montré ce qui lui convenait pour grandir paisiblement, et j’ai du apprendre à regarder, à l’écouter me raconter ses secrets. Bien sûr, cela n’empêche pas de guider, de recadrer, de rectifier, cela n’empêche pas que mon mari et moi restons ses phares. Mais nos enfants nous démontrent chaque jour que nous pouvons, que nous devons, leur faire confiance. Ils apprennent tant et si vite rien qu’à nous observer. Mais à bien les regarder, à les regarder patiemment, attentivement, on comprend vite qu’ils nous guident très sûrement.

Ma mère m’a écrit l’autre jour qu’être « une belle-mère c’est apprendre que l’enfant est une personne bien avant que d’avoir le sien ». Comme les mamans ont raison… Oui maman tu as raison, j’ai beau râler et me plaindre, mon bel-enfant m’a forcée à comprendre que l’enfant ne nous appartient pas, qu’il n’est pas un prolongement de soi. Tu as raison maman, grâce à lui, je suis devenue meilleure que je ne l’étais, meilleure mère que je n’aurais pu l’être. Il m’a forcée à la patience, moi qui suis toujours si nerveuse, tu sais bien. Il m’a entraînée au respect de son altérité, moi qui étais si couveuse. Il m’a appris à lui apprendre et à désirer pour lui l’autonomie.

Alors à toutes les jeunes femmes qui ont connu la belle-maternité avant la maternité, et plus encore à celles qui la connaissent à plein temps, à celles qui se croient essoufflées, fatiguées, fanées, je voudrais dire que non, vous ne vous perdez pas dans ce rôle parfois ingrat. Même quand je n’y crois plus, que je suis épuisée, même quand il m’arrive de penser que mon beau-fils me prend cette énergie qui me manque parfois pour ma fille, quand je me crois mauvaise mère parce que belle-mère, je suis vite rattrapée par une autre idée – c’est aussi par lui que je suis devenue mère.

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32 Comments

  • Reply Julie Cocotines 13 octobre 2015 at 8 h 49 min

    Tu écris divinement bien, habituellement avec un texte si long je ne lis que le premier paragraphe 😉
    Je ne suis pas concernée par le sujet mais de tes mots l’on comprend fort bien l’expérience que cela est, avec ses difficultés et ses apprentissages !
    Bravo super belle-maman, Bravo super maman <3

    • Reply Cecilia 13 octobre 2015 at 13 h 38 min

      Oh merci Julie, c’est trop gentil! Tu me fais rougir là!!!!! <3 <3

  • Reply Laurie 13 octobre 2015 at 11 h 44 min

    Ton billet est tout simplement sublime !
    Tu rends le plus beau des hommages à ce rôle difficile de belle-mère … merci pour ces mots si justes et qui font un bien fou à lire !

    • Reply Cecilia 13 octobre 2015 at 13 h 39 min

      Merci beaucoup pour ce très gentil mot Laurie!!! Je suis touchée là…

    • Reply sarah 13 octobre 2015 at 21 h 22 min

      merci de poser des mots si doux et si tendre sur un role si dur et si pas juste , tu mets un peu de legerté a ce si lourd moment du quotidien

      • Reply Cecilia 13 octobre 2015 at 21 h 34 min

        Merci à toi pour ton gentil message! Je craque souvent de mon côté et c’est vrai que notre rôle est souvent lourd et dur à porter, mais parfois il suffit de se rappeler des choses simples pour le rendre plus léger 😉

  • Reply elo 13 octobre 2015 at 14 h 03 min

    Je suis belle maman depuis plus de 6 ans maintenant mais pas à plein temps, seulement un weekend sur deux et vacances partagés. Je l’ai été jeune, j’avais 20 ans lorsque je me suis mise avec mon ami. On se rend pas toujours compte mais c’est un rôle assez dur à tenir finalement. Mon papa est le beau père de mes frères, et je n’avais jamais imaginer le rôle qu’il pouvait avoir pour eux, comment il avait pû gérer ça. Et encore je pense que pour un homme c’est peut être plus  » facile  » que pour une femme.

    • Reply Cecilia 13 octobre 2015 at 14 h 10 min

      Merci Elo pour ton témoignage! Oui, en effet ce n’est pas tous les jours facile d’être belle-mère, d’assumer ce rôle, etc… Moi aussi c’est seulement en devenant belle-mère que j’ai compris l’ampleur de la bienveillance dont mon beau-père a fait preuve avec mes soeurs et moi quand nous étions petites! Ca fait sacrément réfléchir de se retrouver de l’autre côté… Je suis d’accord avec toi, je pense les hommes et les femmes ne sont pas égaux sur ce coup là, et que c’est plus confortable d’être beau-père que belle-mère! Une piste à creuser…

  • Reply Marie 13 octobre 2015 at 14 h 40 min

    Merci pour cette histoire , ton histoire … Je vis la même situation et c est vraiment compliqué de trouver sa place , et desfois de juste continuer à avancer en  » famille ! » …!

    • Reply Cecilia 13 octobre 2015 at 14 h 42 min

      Oui, c’est compliqué tu as raison! je pense que c’est très libérateur pour nous d’échanger sur ce sujet!! 😉

  • Reply Lorelei 13 octobre 2015 at 15 h 09 min

    Belle maman avant d’être maman tout court moi aussi….
    Je ne sais pas si ça m’a aidée à être une meilleure maman car je ne pense pas être une belle maman géniale, je fais de mon mieux mais trop souvent je craque, et j’angoisse toujours un peu quand c’est notre tour de les avoir à la maison…. Mais bref c’est un autre sujet…
    J’ai beaucoup aimé ton article, toujours très bien écrit et sincère!
    bizz

    • Reply Cecilia 13 octobre 2015 at 21 h 49 min

      Je te comprends très bien. De mon côté c’est ma mère qui m’a aidée à comprendre ce que ma situation m’avait apportée dans ma maternité. Non pas que je sois une super belle-mère, mais disons que j’essaie d’être une belle-mère suffisamment bonne (pour reprendre ce que disait Winnicott sur les mères), c’est-à-dire que j’essaie de donner ce dont mon beau-fils a besoin sans chercher à être parfaite. Moi aussi il m’arrive de craquer, et je pense que c’est bien normal (même les mères craquent avec leurs propres enfants!!). Je comprends aussi ton appréhension et j’ai traversé, et traverse les mêmes genres de sentiments, pas forcément glorieux. Mais je pense que c’est bien normal d’éprouver tout ça quand on est une belle-mère, car notre place est quasiment intenable quand on y réfléchit bien. Alors ne soyons pas trop dures avec nous-mêmes, car en fait nous sommes de grandes altruistes 😉 Bises!

  • Reply Emeline 13 octobre 2015 at 19 h 23 min

    Hello, très bel article, très bien écrit ! Je découvre tout juste ton blog grâce à ta une sur HC. Bravo à toi de réussir à poser des mots sur ce sentiment de belle-mère. J’ai 21 ans et je suis la belle-mère depuis 1 ans d’un p’tit bout de 5 ans et c’est vrai que c’est tellement difficile de trouver sa place, de se dire que malgré tout l’amour qu’on a pour lui, il ne sera jamais notre enfant..
    Merci pour ce texte,
    Bonne soirée!

    • Reply Cecilia 13 octobre 2015 at 20 h 47 min

      Merci beaucoup Emeline! Je comprends tout à fait ce que tu dis et j’imagine que ça ne doit pas être confortable d’être belle-mère si jeune! Bon courage et douces pensées 😉

  • Reply piliu 13 octobre 2015 at 20 h 30 min

    Tout simplement bravo. Je découvre ton blog par ce billet et je n’arrête pas acquiescer, de sourire en voyant toutes ces ressemblances avec ma vie. Belle mère depuis 2 ans 1/2 et maman dans quelques mois.
    Vite je poursuis ma lecture !

    • Reply Cecilia 13 octobre 2015 at 20 h 44 min

      Merci!! Je suis sacrément touchée de ton message et de tous les autres! Ce me fait quelque chose de savoir que ce que j’écris fait écho chez vous aussi!! <3 <3 <3

  • Reply Amy 13 octobre 2015 at 21 h 26 min

    Très beau texte, qui me parle beaucoup. Je suis belle-maman à temps plein et maman depuis le début de l’année. Ce n’est pas toujours simple, je me pose beaucoup de questions, je craque parfois. J’ai du mal à réaliser à quel point mon rôle a de l’importance, j’ai parfois du mal à l’assumer, je me pose plus de questions que sur mon rôle de mère. Mais tout cela prend un sens quand mes beaux-enfants me disent à l’oreille « je t’aime » 🙂

    • Reply Cecilia 13 octobre 2015 at 21 h 39 min

      Merci beaucoup pour tes gentils mots et ton témoignage! Et comme je te comprends! J’ai été très déstabilisée à la naissance de ma fille, j’avais vraiment du mal à concilier simultanément mon tout nouveau rôle de mère et celui de belle-mère à plein temps. J’ai craqué aussi (j’en parlerai dans un autre post je pense, car on en parle pas assez) devant l’ampleur de la tâche et les tiraillements que cela causait en moi. Et tu as raison, ce sont souvent les doux mots de nos beaux-enfants avec leur saveur si singulière qui sauvent tout le reste. Ils nous rappellent le sens de notre présence!

  • Reply sheli29 13 octobre 2015 at 21 h 40 min

    C’est un très joli texte empreint de douceur mais aussi de sincérité.

  • Reply Maman Raconte 14 octobre 2015 at 8 h 03 min

    Je ne connaissais pas ton joli blog que je viens de découvrir grâce à ce billet en Une HC. Je ne suis pas belle-mère, juste maman d’un petit garçon de 3 ans. Je n’ai pas non plus eu de belle-mère dans mon enfance. Et pourtant j’ai avalé tes mots avec délectation. Tu m’as touchée et aujourd’hui je vois mon amie belle-mère d’un regard différent, grâce à toi.

    • Reply Cecilia 14 octobre 2015 at 9 h 47 min

      Oh merci!! Ca me fait vraiment très plaisir ce que tu dis!!!

  • Reply Line 14 octobre 2015 at 9 h 14 min

    Merci pour ce message
    C’est rassurant de voir (enfin) un témoignage positif. Ca fait presque 2 ans que je suis avec un homme qui a deux enfants, 3 et 5 ans . C’est très dur à vivre. Je n’ai personnelement pas l’expérience d’une famille recomposée. On voit ses enfants 1 jour ou 2 tous les deux mois. Les premières fois ont été très éprouvantes : l’angoisse de trouver sa place, d’être pour quelques heures « délaissée  » par son compagnon, et ce sentiment d’être égoïste de penser ça alors que deux gamins en sont privés au quotidien. Très difficile aussi pour mon compagnon de me voir mal à l’aise. Mais la dernière visite s’est bien passée et j’ai pu trouver cette satisfaction que vous décrivez d’avoir un retour positif de la part de ces enfants qui finissent par s’attacher à vous.

    • Reply Cecilia 20 octobre 2015 at 14 h 49 min

      Merci Line! je comprends très bien ton malaise et je pense que ces sentiments qui t’angoissent et dont tu culpabilises sont tout à fait normaux. Notre place est vraiment complexe et il faut l’apprivoiser, ou mieux l’inventer complètement. Oui, les enfants s’attachent, par la force des choses, à force de patience et de douceur…

  • Reply Liza 14 octobre 2015 at 15 h 08 min

    Un grand bravo pour ton texte !
    Je me retrouve parfaitement dans ce que tu as écrit! J’ai eu 3 beaux-enfants, avant d’avoir 2 enfants avec mon chéri.Et j’ai toujours dit que les grand m’ont appris à être mère avant d’avoir des enfants. Je ne suis pas leur mère, mais ils sont quand même mes enfants, pour tout ce qu’ils m’ont enseigné, et qu’ils continuent de m’enseigner.
    Et même si c’est parfois difficile, il y a de très belles récompenses. Récemment, pour mon anniversaire, j’ai eu une lettre sublime de ma « belle-fille ».
    Alors oui, il faut être patient. Nous sommes les adultes. Mais la patience paie, par de grands moments de bonheur !
    Merci encore pour ton très beau texte !

    • Reply Cecilia 20 octobre 2015 at 14 h 47 min

      Merci beaucoup Liza! Oui, c’est vrai qu’il peut y avoir de très belles récompenses, et j’imagine comme tu as du être émue de recevoir cette lettre! Merci <3

  • Reply Dafodil 20 octobre 2015 at 2 h 18 min

    Bon, en lisant cet article, je me rends compte que tu n’es pas celle que je croyais (cf mon commentaire sur ton dernier article)!
    Pas grave, ça me parle aussi (je suis maman depuis 13 ans, belle-mère depuis 12, re-mère depuis 7…), je suis contente de ma découverte et je te suis!

    • Reply Cecilia 20 octobre 2015 at 14 h 32 min

      Hihih 😉 pas grave! Ravie que tu sois alors tombée sur mon blog! Merci beaucoup pour ton commentaire (celui-ci et l’autre) et j’espère à très vite!

  • Reply Leïla 30 octobre 2015 at 15 h 17 min

    Un grand bravo pour ce post, si sensible et pertinent !! Je me reconnais beaucoup !

  • Reply Constance 8 décembre 2015 at 13 h 51 min

    Merci pour tes mots…Je ne suis pas maman mais 2 beaux enfants sont entrés dans ma vie il y a un an… J’essaye tant bien que mal de rendre tout ce petit monde heureux. Moi même fille de parents divorcés et d’une famille qui ne m’a pas beaucoup appris ce n’est pas facile de trouver ma place. Ma peur de l’abandon et mon perfectionnisme ne m’aident pas alors pouvoir trouver dans tes mots du réconfort fait du bien. J’ai un compagnon génial qui fait tout ce qu’il faut et qui m’a dit il n’y a pas si longtemps « ta place est la plus dure et je ne sais pas si j’aurai eu ton courage à ta place je pense que j’aurai fuit ». Mais à aujourd’hui j’ai conscience que le temps apaisera mes maux…facile à dire pour une impatiente comme moi :-). Le plus dur et ce malgré tous vos mots de maman c’est que je crains de plus en plus de devenir moi-même une maman. Plus le temps passe et plus j’ai l’impression que tout ce que je vis épuise mon innocence et mon insouciance… Sans compter les jugements des autres, la place de leur maman dans notre vie, le poids de la situation sur notre couple…ah la la tant de questions ! Tu as répondu à quelques unes 🙂 merci à toi

  • Reply Lina 19 juillet 2016 at 21 h 27 min

    Je vis l’inverse de toi.. j’ai été maman avant d’être belle mère. Mon fils aujourd’ hui ne vis plus avec moi il s’est casé tôt, trop tôt même à 18 ans. Et je « vis »avec un homme depuis presque 3 ans dans son appartement qui a une fille de 7ans 1/2.Et je ne sais plus des fois où j’en suis…. je culpabilise vis à vis de mon fils avec qui je n’ai pas était très patiente et là avec elle ce n’est pas ma fille donc je dois me trouver patiente compréhensive et je peux vous dire que des fois ce sont des efforts surhumain surtout quand elle me lance des pics et balance des objets drap linge.. à la figure !le pire dans tout ça c est qu’avant que le père ne réagisse on a eu tous les deux d’énormes disputes. Autour de mon fils qui n’a pas voulu vivre avec nous et qui est partis mais il en parlait depuis longtemps j’étais trop sur son dos apparemment…. et mon ami oubliait les problèmes relatif à sa fille ( toutes les vacances scolaires et un week end sur 2 lui sont exclusivement consacrés)). Quand je vous dis consacrés c est que c est elle qui decide du menu de si on va sortir ou pas où on va aller….le papa voudrait recuperer sa fille et qu elle vienne d elle même et lui cède tout ou tout du moins beaucoup beaucoup de chose…. bref il ne la reprenait pas quand elle m’insultait … la nuit elle dormait entre nous. Aujourd hui dieu merci elle dort dans son lit dans la chambre où son pere a installé son lit car il n’ a qu’ un deux pièces. Resultat je dors dans le salon , il m’a laissé le choix de dormir dans la chambre ou dans le salon,le but etant de ne pas dormir ensemble car cela risquerait de choquer sa fille…. enfin voilà je lui explique que je ne me sens pas chez moi, que je ne trouve pas ma place mais il a du mal à comprendre… bref j ai appris à me taire parce que dès que je fais une remarque sur un truc j’ai le droit à je n’aime pas sa fille. Et il a même osé me dire que j’étais jalouse de sa fille. Ça c ‘était le comble. Pourtant je suis patiente j ai appris à apprecier ces qualités à cette petite… mais le père reste buté quand j essaie de lui dire que tel ou tel chose me derange… il part fu principe que c est lui l homme et que c est lui qui decide. C est comme pour le dodo mon psy m avait dit que ça devenait grave qu’il dorme avec sa fille car elle a 7 ans. J ai du me battre pendant des mois pour lui dire que maintenant elle etait grande et qu il fallait qu elle dorme dans son lit… bref on vient de se prendre encore la tête à cause d une sortie prevue un rdv de medecin à annuler…. c est compliqué. J ai ecouté la dernière fois un sketch de florence foresti qui parle des femmes quand elles sont amoureuse (très drôle) et elle raconte que la raison pour laquelle les femmes aiment un homme et la même raison qui va faire qu elle le detestera. J ai trouvé ça drôle en effet j ai aimé chez mon ami son sens de la responsabilité en tant que père l’amour qu il a pour son enfant mais là c est parfois très difficile.
    En tout cas merci beaucoup pour ce blog … on se sent moins seule… parfois quand il me dit que je n’aime pas sa fille je me dis qu’il a raisin mais je sais que non au fond de moi… quand je fais les magasins je passe par le rayon enfant petite fille et regarde ce qui pourrait lui aller… j’organise toute sorte de sortie qu’elle puisse nouer des liens avec nous et comme j’ai plein de nièce elle a toujours une petite copine!bref des fois il me fait me sentir de trop j ai l impression que parfois il n aime pas trop quand la petite se blottie contre moi pour des calins. Enfin c est très compliqué.
    Bisous et à bientot de te lire

  • Reply Hope 18 novembre 2016 at 16 h 35 min

    Bonjour Cécilia,

    Je suis « belle-mère » depuis peu et je rencontre quelques difficultés… Vu que tu l’es toi aussi et que ton article est encourageant, je souhaite savoir s’il est possible d’échanger, par mail, facebook ou autres moyen de communication ? Avec toi ou d’autres belles-mamans qui ont en envie …

    A bientôt j’espère !! 🙂

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