La théorie de la belle-mère

12 avril 2015

J’ai une théorie. Sur les belles-mères, les marâtres, les pouffes, les poules, et autres secondes épouses. Sur toutes celles qui sont haïes, ignorées, moquées. Celles qui essaient d’être gentilles, mais qui échouent lamentablement. Celles qui voudraient bien construire leur vie, mais qu’on laisse jamais tranquilles. Celles qui s’occupent des gosses des autres, mais dont tout le monde se fout. Celles qui cumulent les mauvais rôles: mère fouettard, pouffe de service, femme de ménage. Celles qui parfois pètent un câble et à qui on pardonne rien. Celles qui en ont marre d’être étiquetées salope du dimanche mais qui secrètement se disent qu’elles seraient quand même mieux loties si les marmots de l’autre n’étaient pas là.

Je l’ai déjà écrit ici, , , et (non, non je ne suis pas du tout obsédée…), je pense que nous, les belles-mères, sommes des monstres sans que nous y soyons pour rien. Simplement parce que nous occupons cette place impossible et intenable qui consiste à devoir materner sans être mère les enfants d’une autre. A faire sans être. Simplement parce que ce rôle nous met à l’épreuve, et fait naître des sentiments, pulsions, pensées incontrôlables et inévitables.

Je pense que oui, les ex et les enfants ont raison d’être jaloux, de nous rejeter, de nous conspuer. Mais je pense qu’ils se mettent le doigt dans l’oeil quand ils le font en croyant que nous sommes réellement des salopes et des monstres. Le monstre ce n’est pas nous, individus. Ce n’est pas moi, Cécilia. Moi, je suis plutôt une gentille fille à la base. Le monstre c’est notre rôle.

Voilà pour les prémisses. Venons-en à la théorie.

Les belles-mères sont des monstres car elles condensent en leur personne tout l’impensé de notre société gavée de bonheur maternel. Elles ne sont que le miroir de ce que les enfants sont des monstres. Elles ne sont que le miroir de ce que les mères sont folles.

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Attends, attends. T’exagères pas un peu là?

Allez, j’exagère à peine… Bon. Je m’explique.

Je suis une mère et une belle-mère. J’ai été belle-mère avant d’être mère. Et je n’ai compris que très récemment qu’on ne peut rien entendre à la situation des belles-mères si on ne la met pas intimement en rapport avec celle des mères. Pas seulement parce que la belle-mère materne, « remplace » la mère. Mais parce que la belle-mère est comme le double inversé, le fantôme, l’impensé de la mère.

Pour schématiser on pourrait dire que la belle-mère reprend tous les attributs traditionnellement associés à la maternité, polarisés négativement. Car la marâtre c’est bien la mère dénaturée, superficielle, égoïste, vénale. La fausse mère, capable du pire – abandon, inceste, infanticide. Disposer d’un tel personnage, adéquatement façonné par des siècles de contes, légendes, folklores, est assez commode finalement. Les belles-mères, inconditionnellement méchantes, sont de superbes faire-valoir pour la maternité. Elles permettent de diffuser l’image d’une mère aussi bonne, dévouée, heureuse que l’autre est mauvaise, narcissique, pathétique. A un mirage répond une caricature.

 

De ma maternité, et de ses épreuves, j’ai appris que je suis ambivalente, complexe, ambiguë. J’ai appris que l’on pouvait aimer son enfant et être déprimée. J’ai appris que l’on pouvait se sentir seule avec son nouveau-né. J’ai appris que l’on pouvait avoir peur, être perdue, ne plus savoir goûter l’instant. J’ai appris d’amies que l’on pouvait avoir envie de jeter son enfant par la fenêtre, ou à la poubelle. J’ai appris qu’on pouvait avoir envie de le mordre. J’ai appris qu’on pouvait avoir des fantasmes d’accidents – voir la tête de son bébé nous échapper, cogner le carrelage, etc.  J’ai appris que nous ne sommes pas monstrueuses, malades, ou dénaturées pour autant. J’ai appris qu’être mère c’est apprendre à être folle. Apprendre et accepter et dompter cette folie.

Bien sûr, être mère, c’est beau. C’est un bonheur inouï. Bouleversant. C’est juste délirant, tellement c’est bien. Dormir avec son petit, sa peau, son odeur, sa respiration aux creux de soi.  Enregistrer tout ça.

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Mais voilà, c’est délirant. Quand on devient mère, il faut tout reconstruire. Tout réapprendre. Son corps, soi, son nouvel enfant, cet inconnu, maintenant hors de soi. Réapprendre qui on est. Se confronter à des démons, anciens et nouveaux. Découvrir une relation inédite à sa propre mère. Affronter aussi sa réaction, son apprentissage à elle. Etre seule une bonne partie de la journée. Affronter les pleurs et son impuissance à les calmer. Ne pas savoir quoi faire. Ne pas paniquer. Paniquer quand même. Ne pas savoir à qui parler. Culpabiliser. Avoir peur de n’être pas une bonne mère. Avoir peur de transmettre son stress à son bébé. Avoir peur de le traumatiser. Etre une éponge et ne rien dire. Absorber. Absorber les pleurs. Absorber les conseils de tous ceux qui ont un mot à dire sur la manière dont vous « élevez » votre enfant (« vous dormez avec???? », « bah oui c’est normal qu’elle soit collée à vous, puisque vous l’allaitez », « oh c’est sûrement à cause du lait maternel qu’elle a des régurgitations, c’est quand même beaucoup moins digeste » -WTF???-, etc. ).

Non, être mère ce n’est pas seulement des petits chaussons tricotés main, des bébés qui s’endorment au sein, un ventre plat et une mine radieuse. Etre mère c’est aussi les cernes, les vergetures, les kilos qui partent pas, un bébé qu’on ne comprend pas toujours. Etre mère c’est aussi la solitude avec son enfant. C’est ne plus avoir de temps pour soi – et ne plus trop savoir qui il est, ni s’il existe toujours, ce fameux « soi ».

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Mais de ça, on ne parle pas. Ou très peu. On attend des mères qu’elles irradient. Et notre incompréhension de leur ambivalence et de leur désarroi n’a d’égal que notre fascination morbide pour toutes celles qui sont passées de l’autre côté de l’humanité – Véronique Courjaud, Fabienne Kabou.

Le bonheur maternel est comme une nouvelle injonction. Un nouveau commandement. Honte à celles qui vivent la maternité comme un étouffoir. Honte à celles qui n’allaitent pas, ni ne mitonnent elles-mêmes leurs petits pots.

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A cette image despotique et satisfaite de la mère, à ce bonheur sans ombre et sans égal répond presque parfaitement l’image difforme et déformée de la belle-mère. Pas besoin en effet d’imaginer que les mères puissent être ambivalentes vis-à-vis de leurs enfants quand on a cet épouvantail dans son chapeau. Astucieuse distribution des rôles qui fait souffrir et culpabiliser à la fois mères et belles-mères. Les unes d’être toujours en défaut par rapport à cette maternité sublimée, les autres d’être toujours dépositaires de cette atroce réputation de mégère. Chacune s’identifie à un rôle qui la fait souffrir: l’une de n’être pas assez, l’autre d’être trop.

Je suis mère et marâtre. Et comme de nombreuses amies, comme de nombreux témoignages me l’ont également montré, je suis plurielle. Mères, nous ne sommes pas inconditionnellement heureuses ou totalement déprimées. Belles-mères, nous ne sommes ni miraculeusement altruistes, ni simplement monstrueuses. Notre moi ne rentre pas dans des cases. A force d’avoir trop cherché à le faire coïncider avec ces étiquettes univoques j’ai fait éclater mon moi, je l’ai cassé, diffracté en mille morceaux. Je comprends aujourd’hui qu’au lieu de faire la guerre à mes tendances, à mes possibles, à mes envies, à mes « moi », je dois les embrasser, les affronter, les faire coexister. A force de nous imposer des choix (mère au foyer ou carriériste, généreuse ou égoïste, ambitieuse ou heureuse, maternelle ou maîtresse, intello ou coquette), à force de donner à ces choix l’allure d’un destin, on nous ratatine, on nous rapetisse, on nous éteint. Je revendique d’être à la fois généreuse et égoïste; d’aimer ma fille plus que tout et d’être contente de la laisser quelques jours; d’être une bonne belle-mère et d’être saoulée par mes beaux-enfants; d’être ambitieuse et d’aimer faire des pompons en laine; d’avoir allaité 11 mois – et d’avoir aimé ça – et d’être féministe; d’aimer les fringues, les pompes et la philo.

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Le problème avec les caricatures, ce n’est pas qu’elles soient fausses, c’est qu’elles contiennent toujours une part de vrai.

En tant que mère, j’ai voulu être parfaite. Allaiter au sein, masser mon nouveau-né, faire du cododo, utiliser le porte-bébé physiologique qu’il faut. Et je me suis royalement plantée. Je comptais les points comme un arbitre. Un faux pas, une pénalité. Je les multipliais. Car je suis humaine, et faible (et forte aussi – mais, ce n’est pas la question). Je pensais – mais que t’arrive-t-il? pourquoi gâches-tu ce temps qu’on ne rembobine pas? pourquoi passes-tu à côté de ta maternité? pourquoi es-tu si nulle? (la réflexivité en l’occurrence a été ma pire ennemie).

En tant que belle-mère, je me suis battue, comme de nombreuses autres femmes, contre l’image de la marâtre, contre ses défauts, ses attributs, son soi-disant personnage. J’ai étouffé de nombreuses pensées, muselé de nombreuses émotions. J’ai tout fait pour ne pas être cette salope de service que tout le monde déteste. Mais je me suis battue contre des moulins à vent, des chimères imaginaires. J’ai voulu démontrer à mon entourage et au monde (quelle ambition!) que les belles-mères n’étaient pas celles qu’on croyait. Je me suis épuisée. Je me suis fatiguée. Je me suis fait violence. J’ai retourné contre moi ce que précisément je voulais éradiquer. Je me suis trompée. Car quand on est belle-mère on éprouve, presque nécessairement, l’impensable, l’indicible: on ressent dans sa chair qu’on préfère son enfant; on voudrait être remerciée de s’occuper bénévolement d’enfants qu’on n’a pas désirés; on  fait des calculs d’apothicaire sans le vouloir, sans y penser pour que son enfant ne soit pas lésé.   Autant le dire, et le savoir tout de suite. Etre belle-mère c’est faire l’épreuve de son ambivalence. C’est une épreuve d’une intensité inouïe. Et cette épreuve est d’autant plus violente que l’on rejette radicalement les parts sombres de soi.

Occuper la place de belle-mère nous met forcément en porte-à-faux. En équilibre précaire, instable. Il est normal que, dans ces conditions (vivre avec le fantôme de l’ex, materner des enfants qui ne sont pas les siens, ne pas connaître les premières fois et la solitude des amants, etc.), nous soyons extraordinairement ambivalentes. Il est normal que, dans ces conditions, nous éprouvions des sentiments troubles, complexes, obscurs. Que nous rejetions parfois ces présences importunes que sont les enfants d’une autre. Que nous soyons rageuse de l’ingérence de l’ex. Que nous mettions notre nez dans les histoires de pensions alimentaires. C’est normal. C’est normal d’être parfois monstrueuse quand on est une marâtre. Et c’est normal d’être parfois folle quand on est une mère. Inutile de battre sa coulpe, de s’en vouloir, de se sentir laide, mauvaise, dénaturée. Cessons de nous excuser, arrêtons de nous racheter pour toutes ces chimères de mégères.

Accepter mes démons, affronter mon ambivalence, ne pas les fuir, ne pas les maquiller. Les regarder en face. Les laisser s’exprimer pour mieux leur clouer le bec. Voilà désormais mon credo et mon défi.

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21 Comments

  • Reply Roberta 13 avril 2015 at 15 h 18 min

    Bonjour ! Je ne suis pas belle-mère, mais j’ai trouvé ton texte hyper intéressant (et très bien écrit). Merci !

  • Reply Ce Monde a Moi 13 avril 2015 at 21 h 10 min

    Je ne suis pas belle-mère, simplement maman, mais j’ai trouvé ton texte superbement écrit.

  • Reply Magali 14 avril 2015 at 16 h 40 min

    Bonjour,
    Petite question: je suis journaliste pour l’émission les Maternelles de France 5. Je prépare une émission sur l’arrivée d’un bébé dans une famille recomposée. Les questions qui peuvent se poser pour l’enfant déjà là, la concrétisation de la fin du couple parental, la place des enfants? Etc..
    Est-ce que ça pourrait vous intéresser de me raconter votre expérience par rapport à ça si des questions se sont posées ?
    Vous pouvez me contacter à massa @ neria.fr ! Merci!
    Magali

    • Reply cécilia 14 avril 2015 at 18 h 34 min

      Bonjour! Merci pour votre message! Et comment! Je vous ai répondu par mail 😉
      A bientôt, Cécilia

  • Reply malicornefaitdesbulles 26 avril 2015 at 14 h 54 min

    Merci pour ce texte… Voilà des mots très bien posés sur ce que je subodorais. J’ai même fait ce choix: ne pas être belle-mère. Je n’aimais sans doute pas assez cet homme avec des enfants. Mais je n’aimais surtout pas les sentiments qu’ils éveillaient en moi. Et pourtant étant enseignante, j’avais l’habitude de materner les enfants des autres. Je pensais que ça me serait plus facile qu’à d’autres… (C’est prétentieux!) Mais…. Pas chez moi. Pas à temps plein. Pas dans ce rôle!

    Blog très intéressant, jolie découverte!
    Bonne continuation
    Valentine

    • Reply ceciliabognon 27 avril 2015 at 22 h 20 min

      Merci beaucoup pour ton message et ton retour sur ce texte! C’est en effet une place très difficile à comprendre et à vivre que celle de belle-mère, et on en parle si peu… J’espère pouvoir à mettre des mots sur ce que nous sommes nombreuses à ressentir et à vivre, parfois dans la culpabilité…

  • Reply MONACI 23 mai 2015 at 22 h 01 min

    Bonjour
    Je découvre votre blog par cet article qui est le miroir de ma vie. J’aurais pu l’écrire (pas aussi bien:-)
    Je suis belle mère / marâtre depuis 7 ans et maman depuis 5 mois. Cette analyse est tellement fine, juste, approprié, terriblement vraie…
    Merci.. Je me sens moins folle ! Et moins seule !
    😉

  • Reply Ella 19 juin 2015 at 23 h 27 min

    Bonsoir Cecilia,
    je suis belle mère depuis un an et demi, d’une petite fille de 4 ans maintenant. Je l’adore, et je passe souvent du temps toute seule avec elle car son papa travaille beaucoup et sans horaires réguliers, ou bien tous les trois ensemble. L’affection et la confiance que me témoigne cette petite fille, les moments où je m’occupe d’elle, nos chansons absurdes et nos comptines qui ne riment à rien, font partie des meilleurs moments de ma vie . Parfois je voudrais qu’elle soit tout le temps avec nous, parfois je voudrais que mon compagnon n’ait pas d’enfant d’une précédente union, car j’ai très très très envie d’être mère mais pour lui, le moment n’est pas encore là, les douleurs sont trop récentes, semble-t-il.
    J’ai trouvé ton article merveilleux, faisant parfaitement état de ces sentiments ambivalents, parfois même contradictoires – et pourtant indéniables.
    « A un mirage répond une caricature », et avec complaisance encore !
    Pas de vérité ni de recette miracle à en tirer, sinon l’acceptation de ces ressentis si puissants. Et le constat que les sentiments sont bel et bien là. Peut-être que notre plus authentique approche de la parentalité, pour nous autres belles mères (et beaux pères) est cette peur de mal-faire ?! Et, corrélatif, le lâcher prise… on fait du mieux qu’on peut, le plus honnêtement possible.

  • Reply aud 10 août 2015 at 16 h 38 min

    Merci pour ce texte.
    Dommage qu’il y ait si peu de livres sur les belles-mères ou si imprécis, alors qu’il ya tant de blogs dessus.

    • Reply Cecilia 24 août 2015 at 18 h 09 min

      Merci pour ton mot!! Et je suis bien de ton avis!! Si peu de livres, ou si partiaux, incomplets, naïfs, etc… Modestement, j’essaie d’apporter une petite contribution au sujet en m’y collant à mon tour 😉 je sens que le chemin va être long, mais voilà, j’écris un livre sur ce sujet épineux! Je te tiendrai au courant si ça t’intéresse!

  • Reply Sarah 20 août 2015 at 14 h 20 min

    J’ai simplement envie de vous dire…. : merci.

    • Reply Cecilia 24 août 2015 at 18 h 06 min

      Merci beaucoup Sarah 😉 Ca fait du bien !!

  • Reply Elo 28 août 2015 at 15 h 23 min

    Je suis belle-mère de deux filles de 9 et 12 ans et une future mariée.
    Merci beaucoup pour vos mots si justes et si vrais. Ils me permettent de me rendre compte que ce que je ressens est normal !
    J’ai découvert votre blog en écoutant l’émission sur les belles-mères sur Sud Radio et j’en suis ravie.
    Tenez moi au courant sur l’écriture de votre livre.

    • Reply Cecilia 28 août 2015 at 16 h 30 min

      Merci beaucoup Elo pour ce gentil message! Cela me touche énormément! Je suis très heureuse que ce que j’ai essayé de retranscrire puisse soulager un peu d’autres femmes, c’est une belle récompense! Toutes mes félicitations pour ce mariage à venir et mes voeux d’encouragement et de soutien pour la famille que vous allez inventer! 😉

  • Reply Amélie 1 septembre 2015 at 10 h 37 min

    Merci, Merci, et encore Merci !!! 🙂
    Vous dites avec des mots si justes ce que l’on ressent et tout ce qui bouillonne au fond de nous sans que l’on puisse le contrôler et qui nous désarçonne complètement…
    Comme les autres commentaires, je suis une jeune belle-mère qui s’est lancée dans cette aventure à 22 ans sans enfant… Quel chamboulement et remise en question.. L’impression de ne plus se connaître… se détester aussi parfois d’avoir de tels sentiments… Se demander si cet amour en vaut la peine.. Pourquoi c’est aussi compliqué… Et surtout si on a les épaules pour ça…
    Vous l’aurez compris, votre article m’a fait énormément de bien.. J’en avais les larmes aux yeux à la fin! C’était presque libérateur…
    Comme les autres, je me sens moins seule, moins folle, comprise…
    Je suis tombée par hasard sur votre blog et je compte bien continuer de lire vos articles!
    Un grand merci, et je vous souhaite une très bonne continuation!

    • Reply Cecilia 1 septembre 2015 at 12 h 19 min

      Merci à vous Amélie pour votre message! Le hasard fait bien les choses alors!! Oui, c’est une réelle épreuve que de devenir « marâtre »! et malheureusement on ne s’intéresse quasiment jamais au point de vue des belles-mères, ce qui est une erreur, tant elles sont centrales dans la recomposition familiale… Je crois qu’il y a beaucoup de souffrances qui ne trouvent pas à s’exprimer parmi nous, il faut libérer la parole!

  • Reply Belle-mère / belle-fille. Un combat? – Just a little girl 17 septembre 2015 at 8 h 33 min

    […] avoir déjà écrit quelques billets à visée décomplexante à destination des marâtres (ici, ici, là, là et là … moi, monomaniaque???), j’ai pensé qu’il devait être […]

  • Reply Leesi 26 octobre 2015 at 19 h 09 min

    Je découvre ton blog et c’est un plaisir d’y découvrir tes articles.
    Merci pour ce joli texte. Je suis belle-mère depuis 2 ans d’un petit garçon de 2 ans… autant dire que tout n’a pas été rose au début et que nombreuses ont été les fois où je me suis cachée pour pleurer car je ne savais pas comment gérer la situation et quelle place occuper. Aujourd’hui, la situation est plutôt calme entre les adultes et la relation est adorable avec l’enfant, mais même si j’ai un compagnon qui est super avec moi, je me sens aussi bien seule parfois. On se sent toujours partagée entre « est-ce que j’ai le droit de dire ça ? de penser ça ? de juger ça ? de faire ça ? ». Et finalement, on finit par garder beaucoup de choses pour soi.
    Donc merci pour ton témoignage, et merci aux autres de partager les leurs aussi. ça nous rappelle à chacune que nous ne sommes pas seules dans cette situation et que, même si nous aimons notre compagnon et son ou ses enfants, nous avons le droit aussi de nous aimer nous-même…

  • Reply Muse di Stefano 22 juin 2016 at 14 h 29 min

    Bonjour Cécilia,

    Merci pour votre beau texte. Je suis belle-mère depuis maintenant 7 ans et sur le point de devenir maman (bébé encore au chaud dans le ventre pour 2 mois et demi). Comme je me retrouve dans vos mots et vos émotions, qui sont si sincères et si sainement exprimés. Je me sens d’un coup moins seule de savoir que d’autres ressentent ce que je ressens, et que c’est normal…Merci et très joli votre blog.

    M. di Stefano

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