Repenser le féminisme – pour un féminisme du ventre

16 février 2015

Il existe sans doute un rapport agonistique entre nos destins de mère et de femme, le premier contrariant les aspirations du second, rappelant sans cesse à la femme les contraintes matricielles de son sexe. La maternité nous rive à notre ventre, à nos seins, au sang, au lait, à la matière impudique et crue. Elle nous arrime à notre enfant, et à tout ce qu’une femme doit traverser pour le créer, le porter, le mettre au monde, l’élever. Elle exige de nous énergie et sacrifices et s’accommode mal de nos ambitions d’individu. Elle nous nie comme sujet libre de se choisir. Notre utérus nous dépossède et nous aliène, il nous étrange à nous-même. Simone de Beauvoir, dans le Deuxième sexe, est sans doute celle qui, de nos féministes, a poussé ce conflit le plus loin. Elle conçoit le devenir de la femme comme un conflit acharné contre la nature. Car si « on ne naît pas femme » (et qu’on « le devient ») c’est précisément parce que la femme est, de tous les humains, celle qui naît le plus embourbée dans la nature, étrangère à elle-même en quelque sorte: « Dès sa naissance l’espèce a pris possession d’elle (…) Au moment de sa puberté, l’espèce réaffirme ses droits. (…) Ce n’est pas sans résistance que la femme laisse l’espèce s’installer en elle »; « De la puberté à la ménopause, (la femme) est le siège d’une histoire qui se déroule en elle et qui ne la concerne pas personnellement. » ; « La femme comme l’homme est son corps, mais son corps est autre chose qu’elle ». Seule la ménopause, c’est-à-dire le repos de son utérus, pourra la libérer de ces chaînes glaireuses: « la femme se trouve délivrée des servitudes de la femelle (…) Elle n’est plus la proie des puissances qui la débordent, elle coïncide avec elle-même. » La mère c’est la femelle, celle qui entrave la femme.

Aussi, pour être considérées en tant que personnes véritables, au-delà de ce à quoi la biologie les prédisposait, les femmes se débarrassèrent de la maternité, et conçurent à son égard une méfiance inédite – puisque, toujours pour Beauvoir, la maternité ne pouvait être qu’un « travail fatigant qui ne présente pas pour la femme un bénéfice individuel. »Les femmes conquirent donc la maîtrise de leur ventre, séparèrent la jouissance de la reproduction arrachant aux hommes ce privilège archaïque.

Etape cruciale dans le processus d’émancipation féminine, cette domestication de nos entrailles s’accompagna d’un mépris pour le biologique, la matière, l’utérus, bref la femelle-mère-qui-accouche. C’est encore chez Beauvoir que l’on trouve les manifestations les plus stupéfiantes de cette rebuffade: « Celles qui traversent le plus facilement l’épreuve de la grossesse ce sont d’une part les matrones totalement vouées à leur fonction de pondeuse, d’autre part les femmes viriles qui ne se fascinent pas sur les aventures de leur corps (…): Mme de Staël menait une grossesse aussi rondement qu’une conversation. » Mépris de la femelle, mais aussi de l’embryon et du foetus: « Cette gélatine tremblante qui s’élabore dans la matrice (la matrice secrète et close comme un tombeau) évoque trop la molle viscosité des charognes pour qu’il (l’homme) ne s’en détourne pas avec un frisson ».

« L’embryon glaireux ouvre le cycle qui s’achève dans la pourriture de la mort ». La femme, parce qu’elle accouche, est aussi tenue responsable de la mort. Son sexe angoissant, béant, donne la vie et l’engloutit symétriquement. Fantasmes mortifères de cette « bouche vorace qui avale le pénis » et renvoie toute chose au chaos. La femme « guette comme une plante carnivore, le marécage où insectes et enfants s’enlisent; elle est succion, ventouse, humeuse, elle est poix et glu, un appel immobile, insinuant et visqueux. » Ce que certains appelleraient le « cycle de la vie », Beauvoir le nommerait sans doute un tunnel, un vortex dévorant, avec pour seule issue connue le néant.

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Il fallait certainement emprunter cette voie-là pour pouvoir vivre dans un monde de patriarches. Cesser de n’être qu’un ventre, une mère porteuse, enchaînant les grossesses comme d’autres les aventures. Cependant, comme toute lutte visant l’égalité des droits, celle-ci avait son propre revers. Car c’est une singulière voie pour l’émancipation que celle qui choisit d’avilir la femme dans la nature… Afin de contrer la domination patriarcale et prendre le pouvoir, le féminisme devait donc s’arroger ses propres armes. Il devait devenir patriarche lui-même pour espérer le vaincre sur son propre terrain. Le piège était tendu. Les femmes, pour être respectables en tant que telles, devraient désormais se comporter comme des hommes. Ensevelir sous une identité d’emprunt les méandres de leur féminité.

Dès lors, les hommes avaient gagné, imposant aux femmes, qui croyaient y voir les instruments de leur libération, leurs propres grilles d’évaluation. L’indifférenciation des sexes s’est construite sur un terrain d’hommes, avec la bénédiction de celles qui voulaient en affranchir les femmes. Perpétuant, de fait, la domination des premiers sur les secondes. Il est par exemple attendu des femmes qu’elles présentent une trajectoire de carrière similaire aux hommes, tout comme on attend d’elles qu’elles deviennent mères. Or ces deux injonctions sont pour le moins incompatibles, car les règles du jeu sont exclusivement masculines. L’incidence d’une maternité sur la carrière professionnelle des femmes sera bien volontiers reconnue… par la société qui la pénalise, tant au niveau du salaire que de l’évolution professionnelle. Tout se passe comme si, enjoignant aux femmes d’assurer la perpétuation de notre espèce, notre société postulait une égalité arithmétique et absolue entre elles et leurs congénères masculins. Or appliquer les mêmes critères d’évaluation à un homme et une femme de 35 ans est nécessairement injuste, étant attendu que cette femme a nettement plus de chance d’avoir eu un ou plusieurs enfants (et donc des interruptions de travail, une fatigue physique ou psychologique liée à la grossesse et la maternité, etc.). Comme le préconisait Marx (une référence un peu démodée, mais somme toute utile), la justice ici serait plutôt de combattre l’inégalité (naturelle – ce sont les femmes, jusqu’à présent, qui portent, mettent au monde, et élèvent les enfants lors de leurs premiers mois de vie) par une autre (ce qu’on appellerait aujourd’hui la discrimination positive, à niveau égal entre ces deux individus, naturellement). Mais tant pis. Notre féminisme nous a embourbées jusqu’au cou dans ces problématiques d’identité des sexes.

Un terrain en particulier  me semble cristalliser ces luttes de pouvoir et sonner le glas du féminisme ancien régime. Il s’agit de la manière dont nous accouchons. Le terrain est miné, et il semble que la culture se soit toujours arrangée pour imposer aux femmes la présence de toute une brigade chargée d’encadrer son accouchement – certes pour les aider, parfois les secourir, mais aussi et surtout s’approprier la naissance.

Ici et maintenant.

Nous avons gagné beaucoup, comme me le rappelait ma grand-mère il y a quelques mois.  Oui, moi jeune femme française née en 1984 je n’aurais jamais eu à assimiler inconsciemment mon plaisir à la peur d’être enceinte, je n’aurais jamais multiplié les fausses couches et les avortements illégaux et ce faisant mis ma vie en danger, je n’aurais jamais accouché sous anesthésie générale et eu les côtes brisées par l’indélicatesse d’un obstétricien. Je ne souhaite évidemment pas nier ces progrès flagrants, mais plutôt souligner qu’il serait révoltant que nous, petites-filles de ces femmes blessées, nous autorisions à baisser la garde. Il existe encore des combats féminins et féministes, peut-être plus cruciaux que le remplacement de toutes les poupées par des camions de pompier dans les classes de maternelle.

L’hôpital est un lieu de pouvoir. D’autres l’ont montré avant moi (qui ne le montrerai pas…). Pas seulement un lieu pour soigner et guérir, mais aussi un lieu pour trier, classer, ranger, connaître, contrôler sa population. L’hôpital psychiatrique en est un exemple connu et rebattu. Celui des maternités, moins. Or il est peu d’événements aussi ambivalents que celui de la naissance, dans la mesure où il confère, naturellement, aux femmes un pouvoir immense, volontiers conçu comme une menace. Encadrer ce pouvoir, le domestiquer, le contrôler semble avoir été une ressource inconsciente de la fulgurante médicalisation de l’accouchement à partir des années 1950. Nous allonger sur des tables d’accouchement, immobiles, pieds dans les étriers, et nous faire troquer douleur contre péridurale, sage-femme contre obstétricien(ne). Nous doper à de l’ocytocine de synthèse pour combattre les effets conjugués du stress (adrénaline, hormone antagoniste à l’ocytocine- nécessaire au travail et à la délivrance) et de la péridurale (qui ralentit le rythme et affaiblit l’intensité des contractions). Nous persuader de la nécessité impérieuse et vitale de renoncer à toute nourriture et au moindre verre d’eau, si jamais une césarienne devait être pratiquée. Nous laisser fouiller sans broncher par des cuillers, des forceps et autres instruments, et accorder à un autre d’extraire notre enfant de ce cocon menaçant et impuissant. Ce n’est pas la femme qui accouche, elle est est « accouchée ». Et son enfant, à peine né, lui est aussitôt retiré – pesé, mesuré, habillé. La médicalisation de la naissance, la chorégraphie de l’accouchement ont ainsi pris la voie d’une domestication des femmes qui ont abandonné leur mobilité au profit de l’activité du médecin: celui-ci doit avoir une bonne visibilité et pouvoir agir sans entrave. Si ces habitudes s’avèrent nécessaires et utiles lorsque la naissance emprunte une voie imprévue (cordon enroulé autour du nouveau-né qui en empêche la sortie, détresse foetale, nécessité de pratiquer une épisiotomie, etc.), sont-elles pour autant légitimes lorsqu’elles sont érigées en normes de l’accouchement? Le raisonnement contrefactuel qu’ont intériorisé toutes les femmes persuadées de leur incapacité à mettre un enfant au monde – « je serais morte si j’avais accouché il y a 200 ans », « mon bébé serait mort si j’avais accouché à la maison » – n’est en rien fondé, sans parler du fait qu’il repose sur des présupposés argumentatifs contestables (qui aurait été ce « je » il y a 200 ans? De la réponse à cette question – qui dépend d’une infinité de variables impossibles à déterminer – découlera la réponse à la question de savoir si je serais ou non morte en couches alors).

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Nous grandissons avec la peur de la douleur, et la croyance farouche que notre corps est ignorant en matière d’accouchement. Nécessairement, il faut l’aider, le seconder, le surveiller. On nous enseigne qu’accoucher est dangereux, et qu’il serait inévitablement fatal sans le secours de cette médicalisation forcenée. Comme si l’espèce humaine avait attendu l’obstétrique contemporaine pour se reproduire et prospérer. Comme si les femmes, ailleurs dans le monde accouchaient toutes sur un lit d’hôpital. Comme si la mortalité périnatale que l’on déplore ailleurs était due au seul fait que l’accouchement n’y est pas médicalisé.

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Mon accouchement, même s’il me laisse un beau souvenir, m’a déçue. J’ai le sentiment confus de ne pas l’avoir vécu comme j’aurais pu, d’avoir été contrainte de passer la main alors que – je le savais, le sentais – j’avais, moi, les ressources d’accoucher. J’ai mis du temps à le comprendre, car j’avais recouvert les événements d’un récit à la hauteur. Je m’étais préparée. J’étais allée au yoga prénatal, j’avais lu, discuté avec des professionnels. Je m’étais littéralement intéressée à ma grossesse et à mon accouchement. Je voulais tenir le plus longtemps possible – afin de vivre tout près des contractions, du travail, de la délivrance, de mon enfant. Je voulais que mon corps et mon accouchement soient à moi, je refusais d’en être dépossédée, expropriée. 

Je suis arrivée en pleine nuit à la maternité, de bonne humeur, je n’avais pas peur. J’étais excitée, j’avais hâte que les choses sérieuses commencent. Très tôt, on m’a demandé si je souhaitais que l’on me pose la péridurale. Pas tout de suite!!! je voulais aller dans la salle de travail, et faire mon travail. Je voulais aller dans un bain, me balancer sur un ballon, faire des étirements, respirer, profiter de ce qui était en train d’arriver. Je voulais vivre cette expérience de déprise, connaître ce pouvoir de mon corps. Il faisait nuit, je me suis immergée dans une grande baignoire, j’ai utilisé les suspensions pour soulager mon dos, la sage-femme a éteint la lumière, mon mari a mis de la musique. Tout allait bien. J’avais mal, mais c’était bien. Mieux, être traversée par cette douleur, la laisser monter en moi comme des vagues, et sentir mon corps s’oublier, tout ceci était à la fois euphorisant et bouleversant. A 7h, après 8h de contractions, j’étais fatiguée, le travail avait bien progressé – j’ai demandé la péridurale en pensant que la délivrance était proche. J’ai pu dormir un peu. Mais un rapide coup d’oeil sur le monitoring m’a montré que mes contractions ne ressemblaient plus à rien, qu’elles étaient faiblardes et trop espacées. Verdict: le travail était en train de s’arrêter, tout doucement. Et pourtant j’avais mal. Je ne sentais plus mes jambes, elles étaient comme deux branches qui poussaient de mon bassin, je ne les contrôlais pas, elles tombaient du lit sans que je les y invite. Et, comble de l’absurde, j’avais mal au ventre. Je sentais parfaitement les contractions et j’avais perdu la mobilité qui m’aurait permis de les tolérer . Je ne comprenais rien: les contractions étaient inefficaces, mes jambes étaient paralysées, j’avais mal au ventre. On m’a dit que le travail n’avançait pas, que si ça continuait comme ça il faudrait pratiquer une césarienne, pour ne pas mettre mon bébé en danger. Je rêvais! Moi qui m’étais si bien préparée à mettre mon enfant au monde, moi que la sage-femme qui assurait la préparation à la naissance rêvait d’accoucher, je n’allais pas pouvoir aller jusqu’au bout? je n’allais pas avoir le droit de pousser? J’ai regretté amèrement la péridurale. On m’avait assurée une péridurale de rêve – des sensations, de la mobilité, de l’efficacité, pas de douleur. J’avais l’exact opposé. Je tentais de garder le sourire, je faisais des blagues, je voulais que ça marche, je ne voulais pas qu’on me confisque mon accouchement. On m’a dopée à l’ocytocine et au spasfon, car mon col était, m’a-t-on dit, coriace. Ca a fonctionné, heureusement, et j’ai accouché, en poussant dans le vide, condamnée à garder la position allongée, pieds dans les étriers. J’ai redoublé d’imagination pour tenter de sentir mon ventre et mes poussées. J’ai accouché de Sasha à 17h35. Et la suite fut, heureusement, plus douce – ma petite contre moi, contre mon sein, pendant une bonne heure (j’ai même cru qu’on nous avait oubliées), avant qu’on vienne la tripoter. 

Alors que ma grossesse m’appartenait, j’ai eu la sensation d’être dépossédée de mon accouchement. Je n’ai pas pu me déplacer comme je le souhaitais, je n’ai pas pu mettre au monde mon enfant dans la position qui nous convenait à elle et à moi. Bien sûr, la naissance n’est pas contrôlable, il y a des impondérables, et ma déception n’est peut-être que l’envers de cette réalité. Mais j’ai malgré tout l’impression amère qu’on m’a invitée à accepter un acte qui n’était pas nécessaire à ce moment-là et qui, de surcroît, a été extrêmement mal réalisé. Visiblement l’anesthésiste avait fait des étincelles ce jour-là, car plusieurs parturientes se sont plaintes du même symptôme – bloc moteur. Comme si on m’avait doucement persuadée de la nécessité absolue de la péridurale et de l’absurdité de la douleur pour mieux justifier le décorum hospitalier.

Mon intention n’est pas de vilipender les femmes qui accouchent sous péridurale ou par césarienne, plutôt d’interroger les raisons pour lesquelles elles le font parfois malgré elles, malgré leur volonté, et pourquoi elles ont intériorisé l’idée absurde selon laquelle leur corps ne savait pas, ne pouvait pas faire naître leur enfant. Mon intention est de réfléchir à l’accouchement, et à la manière dont l’institution médicale a mis la main dessus. Je ne prêche pas pour un retour à la nature. J’aime la science, la médecine et la biologie. Je crois précisément que le progrès scientifique et médical doit avancer dans la même direction que l’émancipation féminine. Mais je crois que la manière dont nous envisageons la naissance, et regardons le corps des femmes qui accouchent est une entrave à cette émancipation. Ce qui compte ce n’est pas de savoir si il est bien ou non, raisonnable ou non, de vouloir accoucher avec ou sans péridurale, de vouloir allaiter ou non son petit. La question est de savoir ce que chaque femme veut pour elle, son ventre, ses seins et son enfant. Donner aux accouchements « simples » un visage humain, humble et décent, n’est pas un combat rétrograde. Il n’est pas le fait de hippies new age qui accouchent en pleine forêt, au bord d’un ruisseau, et qui postent la vidéo de leurs exploits sur Youtube. Laisser aux femmes le choix d’allaiter au sein ou non. Ne pas refuser à celle qui préfère garder ses seins pour elle la pilule stoppant la montée de lait, ne pas assigner à résidence celle qui décide d’allaiter au-delà des six mois tolérés.

La volonté d’accoucher simplement, sans médicalisation excessive et inutile, ou encore celle d’allaiter son enfant, ne sont pas le fait d’ignares anti-féministes. Ce qui est anti-féministe c’est de signifier aux femmes que ce qui les rive à leur nature (leur utérus, leurs seins, etc.) les dégrade comme individus, les détermine comme sujets. Ce qui est anti-féministe c’est de ne pas leur laisser le choix et de prendre possession de leurs corps. A n’avoir su quoi faire de la maternité et de l’accouchement, au même titre que de la coquetterie, le féminisme (un certain féminisme) l’a tout entier rejeté dans un ailleurs de l’humanité, laissant à d’autres – souvent hommes – le loisir de l’encadrer, de l’entraver, et de l’éclairer au néon. Les femmes doivent se réapproprier la naissance, en redevenir les actrices authentiques. Voilà un combat féministe pour l’avenir à mon sens plus urgent que les ABC de l’égalité.

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4 Comments

  • Reply daljaa 14 février 2015 at 10 h 02 min

    Maman de 3 enfants, qui allaite et qui a choisi d’accoucher dans la douleur (et même chez moi !), qui s’occupe de ses enfants à temps plein… Je suis souvent confrontée à ce problème. Féminité=servitude. Je ne suis esclave de personne, j’ai choisi ma place et je l’aime 🙂

    • Reply cécilia 15 février 2015 at 19 h 52 min

      Merci pour votre témoignage, et de m’avoir lue!

  • Reply Un texte percutant par Elucubrations d’une jeune idiote – « Féminisme au rabais  | «Just a Little Girl 14 février 2015 at 12 h 56 min

    […] Je renvois aussi à mon post « Repenser le féminisme – pour un féminisme du ventre«  […]

  • Reply Amélie 6 mars 2015 at 17 h 52 min

    Ouf, plein de choses à dire ici ! Déjà qu’on eut être féministe et au foyer, féministe et allaiter… ensuite que oui, on se fait souvent déposséder de son accouchement. Face à l’équipe des sachants, qui agissent souvent avec un objectif d’efficience ou de moindre effort. Même en accouchant dans une mater « amie des bébés » on n’est pas à l’abri de ça. Puis Simone… je n’ai lu que les mandarins, l’invitée… les romans en fait. Et ça ne me l’a pas rendue sympathique. Froide, triste, dure, plutôt.

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